Aliens Exist 3/6
2022
Une triple boucle informatique en 3D

Philippe Fares voit dans cette œuvre topologique en trois dimensions, une triple boucle informatique qui permettrait de réaliser trois itérations en temps synchronisé.
Le corps de la programmation serait le chemin qu’il faut parcourir à la surface du volume, pour partir d’un point donné et y revenir au final.
Même si l’œuvre est différente dans son aspect général, des deux premiers objets de la série, (Pink Tubular Knot 1/6 et Green Tubular Knot 2/6), elle reste néanmoins une pièce constituée de trois nœuds, unique par l’agrégation de tubes acier sur un tronçon d’un tiers du linéaire de l’objet.
Les deux couleurs majeures qui recouvrent « Aliens Exist », le pourpre et la brillance de l’acier poli, rendent atypique l’œuvre.
Moitié organique, moitié mécanique, les teintes choisies par l’artiste donnent à sa créature une étrangeté qui nous dérange.
A la réalisation de la pièce, au moment de la phase d’injection, une surpression s’est produite, qui a entraîné une importante déformation du tuyau de grand diamètre en métal.
Sur l’instant, l’artiste a penser détruire l’œuvre en cours et la recommencer, puis quelques jours plus tard l’inspiration lui est venue de scier la partie endommagée et d’y greffer toute la partie en métal brillant, qui était composée de tubes de diamètre inférieur.
Technique
Aluminium, acier tressé, ciment époxydique,
traitement de surface par peinture haute résistance
Dimensions
Longueur : 70 cm
Hauteur : 36 cm
Profondeur : 30 cm
Évolution des nœuds à trois boucles

La forme obtenue, à la troisième réalisation de Aliens Exist, est finalement une évolution des nœuds de M.C. Escher en 1966.
Le plan devient relief, du repère à deux dimensions, on passe dans l’espace à trois dimensions.
Avec cette œuvre récente, Philippe Fares a imaginé un changement de diamètre des tubes ainsi que le type de matériaux utilisés, dans le cas présent de l’aluminium et de l’acier tressé. On voit notamment, au milieu, le siphon inhalant / exhalant, source de vie de l’Alien.
Les autres tentacules connectées en circuit fermé sur la création, pourraient servir à la propulsion.
Cette alliance de métaux et le type de traitement de surface, donnent à la créature, une fonction aquatique, voire hydraulique, indéniablement induite.